Posted on Leave a comment

Concours d’écriture 2021 – Résultats

Le dessinateur « Sardax« , est peut-être le meilleur exemple de qui sait exorciser ses fantasmes grâce à son art.

Voici enfin les résultats de notre concours d’écriture « Exorcisez vos fantasmes ». L’idée était de coucher sur le papier les fantasmes qui vous hantent, ceux qui vous empêche de dormir la nuit, et auxquels vous faîte appel à chaque fois que vous vous masturbez ! Les récits pouvaient s’appuyer sur votre expérience personnelle réelle, vos fantasmes ou un mélange des deux. Le format était limité à environ 5 pages, et le thème libre. Mais il était cependant demandé, un lien avec la cage et les jeux de chasteté. Nous avons reçu 28 textes, et remercions chaleureusement tous les auteurs de leur implication dans ce concours. Le jury composé de 3 femmes et 3 hommes, a finalement délibéré pour établir son classement :

– 1er prix (une cage de chasteté sur mesure d’une valeur de 400€ offerte) : DARKWIZARD

– 2ème prix (-50% sur l’un de nos produits) : LE CAVALIER DES COUPES

– 3ème prix (-25% sur l’un de nos produits) : SNOOPY

– 3ème prix ex aequo (-25% sur l’un de nos produits) : CLAUDINE TV

Voici donc la publication de ces textes tels qu’ils nous sont parvenus, afin que vous puissiez aussi en profiter. En vous souhaitant une bonne lecture !

1er Prix, écrit par DARKWIZARD :

petite histoire

En ce bel après-midi d’été, je m’étais réfugié à la cafétéria du musée ; les vastes espaces géométriques marbrés blancs contrastaient avec les chaises et les tables d’un noir mât ; on était en plein mois de juin et il fallait que j’avance sur ce fichu mémoire consacré à la notion de pouvoir chez Hegel et Foucault… Dans mes oreilles résonnaient les sons brutaux et enivrants de Health tandis que les expressos se suivaient. Il fallait bien ce melting pot d’acidité, de velours et d’amertume pour me réconforter. En guise de divertissement, je prenais plaisir à observer les jolies courbes des jeunes femmes qui ne manquaient pas de s’offrir à mon regard. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu la possibilité de vivre une relation digne de ce nom. A force d’étudier et de plonger dans les tréfonds de l’abstraction, mon univers mental était devenu presque uniquement analytique. Il n’y avait pas de place pour le « divertissement » jugé fort ennuyeux. Le développement de mes capacités de raisonnement m’avait rendu très heureux mais très seul. Les filles me jugeaient tantôt « prise de tête » ou trop impressionnant à leur goût. Pourtant je rêvais bien d’une femme capable de me tenir tête avec intelligence et ténacité. Heureusement, les sites pornos consacré au femdom se développaient et me permettaient d’exorciser temporairement mes fantasmes. Peut-être était-ce pour cela que mon sujet portait sur le pouvoir : l’assujettissement était-il véritablement l’antithèse de la liberté ?

A 17h, j’ouvris La Vénus à la fourrure afin de me divertir. Alors que je plongeais dans les aventures de Séverin, deux jeunes femmes vinrent s’installer à une table à proximité : l’une était rousse, fine et pétillante alors que la seconde devait sa contenance à son charme asiatique. Ayant simplement noté leur présence, je replongeais dans mon roman ; mais, il fallut à nouveau que je sois interrompu par la serveuse soucieuse de me verser un nouveau café.
Alors que celle-ci revenait avec cette belle faïence noire assise sur sa soucoupe, elle nota l’objet de ma lecture et son regard prit une toute autre expression; Au lieu de poser le nécessaire avec la pseudo docilité inhérente à sa fonction, elle prit un ton semi-méprisant en me jetant un regard narquois. Servir toute l’après-midi un garçon fantasmant vraisemblablement sur la domination féminine n’était-il pas le comble de l’ironie ? Saisissant la situation, je me contentais de lui répondre la célèbre maxime de Spinoza : « Ne pas rire, ne pas juger, ne pas déplorer mais comprendre ». Cet uppercut verbal dont j’étais familier était la manière la plus courante de traiter avec la « bêtise humaine » ; à défaut de la corriger, on se devait au moins de la borner.
J’entendis alors un gloussement discret de la table d’à côté ; alors que je tournais la tête, les leurs ne m’offrirent que le rideau de leurs cheveux tressaillant de complicité.
Cela me vexa un peu mais je retournais à mes affaires. Quelques temps plus tard, le musée annonçait la fermeture et les vigiles me sommèrent de déguerpir. Les filles étaient parties et la serveuse m’offrit son regard le plus mauvais. Alors que je descendais de larges escaliers afin d’atteindre les toilettes, je ramassais avec perplexité une petite clé sur le sol . Un peu plus loin, j’entendais un écho «

– Mince, je crois que je l’ai perdue !
– Il pourra toujours attendre un peu plus..
– C’est sûr mais il faut quand même que je retrouve la deuxième !

Puis celui-ci prit la forme des deux silhouettes assises près de moi tout à l’heure ; elles s’approchèrent avec un large sourire amusé :
« Je crois que tu as ce que nous recherchons !
– Ah bon ? C’est votre clé ?

– On peut dire ça comme ça , me répondit la jeune femme rousse avec un ton à la fois glaçant et sensuel. Au fait, vu ce que tu lisais , tu ferais bien de jeter un coup d’oeil à l’essai de Deleuze.

Stupéfait, je la remerciais de ce précieux conseil et nous quittâmes le musée, chacun de notre côté.

En retrouvant mon studio le soir, je ne pouvais m’empêcher de repenser à cette interaction. Cette fille m’intriguait mais, je n’avais aucun moyen de la contacter et aucun prétexte tangible ; je n’étais pas très bon pour soutirer des numéros de téléphone….

Dès lundi matin, je me rendis à la bibliothèque du département de Lettres modernes de l’université; en attendant le séminaire de l’après-midi, je voulais absolument lire l’ouvrage qu’elle m’avait conseillé. Après une rapide recherche informatique, j’explorais les rayons à la quête du titre tant souhaité . Puis, je m’installais sur une table proche, prêt à affronter la complexité du propos. Moins d’une heure plus tard, cette même jeune femme rousse apparut et s’installa devant moi munie de ses épaisses montures.

  • –  Salut ! Je vois que tu n’as pas perdu de temps !
  • –  Rougissant de surprise, de joie et d’embarras, je balbutiais quelques mots avant de m’enfermer dans la lecture. A ce stade, je n’étais plus du tout concentré et commençais à me demander sérieusement à qui j’avais à faire. Si elle était doctorante comme je le soupçonnais, il me faudrait à la fois comprendre suffisamment de choses au livre pour être « crédible » à ses yeux et ménager des questions pertinentes afin de justifier une conversation et si possible de créer un lien. Alors que je m’efforçais d’appliquer cette stratégie, j’entendis mon adorable voisine se déchausser légèrement et jouer avec ses ballerines ; les effluves de ses bas ne tardèrent pas à émerveiller mes narines. Je commençais à fantasmer…et ma lecture n’avança pas beaucoup. Tandis que l’heure du déjeuner approchait dangereusement, elle me demanda, négligemment sans même me regarder ce que je pensais du livre. J’étais totalement tétanisé : je n’avais pas dépassé les 10 premières pages et n’en avais compris que des bribes. Face à mon silence gêné, elle releva la tête et s’exclama avec un ton mêlant la déception et la satisfaction : « c’est bien ce que je pensais : en fait, tu n’y comprends rien ! » Abassourdi, je lui répondis tant bien que mal : je…je…c’est un texte compliqué qui demande du temps et des efforts ; Deleuze est difficile à lire et j’ai du mal à voir il veut en venir.

– c’est vrai ; si tu veux, je peux te l’expliquer ce soir en une heure pour ..20€ avec un ton semi sarcastique

  • –  ..d’accord, merci beaucoup …à quelle heure ?
  • –  Disons…18h en salle 15..au fait, je m’appelle Anna.
  • –  Très bien…enchanté, je m’appelle Eric
  • –  Tache d’être à l’heure !

Puis, elle se replongea dans la lecture. Totalement déboussolé, je quittais les lieux en n’oubliant pas d’emprunter le livre. Je tremblais d’effroi et d’excitation et ne put penser qu’à cette « leçon particulière » durant tout le reste de la journée.

Le soir venu, je rejoignais la salle indiquée, avec quelques minutes d’avance. L’attente fut longue ..très longue. Au bout de 10 minutes de retard, je commençais à m’impatienter tiraillé entre la crainte de lui poser un lapin et l’énervement d’attendre une personne qui n’arriverait peut-être jamais. Mais, finalement, elle apparut sans même s’excuser..

« J’ai discuté avec le directeur de ton master ; je lui ai dit que tu préparais un exposé sur le Sacher-Masoch de Deleuze ; il est impatient de lire ton travail » dit elle avec beaucoup d’amusement.

Totalement déconfit, je me demandais bien comment j’allais me sortir d’un tel pétrin. Non seulement, ce n’était pas dans mes projets, mais ça demanderait beaucoup de travail…. Lisant mon état émotionnel comme un livre ouvert, elle se contenta de conclure : il est temps de commencer la leçon…tu peux poser l’argent sur la table.

Elle s’installa confortablement au bureau tandis que je sortais mon carnet de notes. Sa voix était lente, mélodieuse et pleine d’émotions ; comme si elle vivait ce qu’elle expliquait. Elle insista sur le fait que Deleuze percevait le masochisme comme l’art de troquer la satisfaction contre le plaisir de la frustration ; d’échanger l’immédiateté contre une attente renouvelée et savamment entretenue.

Je lui demandais alors quel intérêt il pouvait y avoir à agir ainsi ; le platonisme n’était-il pas l’opposé du plaisir sexuel ?
Elle s’arrêta tout nette et me regarda avec toute l’intensité dont ses yeux bleus aciers étaient capables : pour en avoir le coeur net, le plus simple n’était-il pas d’essayer moi- même ?

Un peu confus et ne sachant guère trop que répondre, elle prit les devants. Dès le début, elle n’avait eu de cesse de me tester et de prendre l’initiative à la moindre manifestation de faiblesse. Il était temps d’achever la prise.

– C’est très simple : tu vas faire tout ce que je t’ordonne et tu noteras tes ressentis ; à la fin, il te suffira de mettre en lien ton vécu avec la leçon et le livre afin de parfaire ton exposé ; si tu refuses, ton travail sera pourri et cela pourrait nuire à ta moyenne…

Complètement effrayé et très excité à la fois, je ne pus que lui offrir mon consentement ; après tout, qu’y avait-il d’autres à faire ?

– et tu m’appellera toujours « Madame » en public et « Maîtresse » en privé ; sans oublier de me vouvoyer.

  • –  Oui..Maitresse
  • –  Bien. Dans un premier temps, viens ici et allonge-toi

Je m’exécutais sans broncher et m’allongeais à ses pieds. Elle retira ses ballerines et m’ordonna de renifler la forte odeur de ses bas. Avec mépris, elle m’expliquait combien, nous les garçons, étions de pauvres créatures, faibles et uniquement destinées à servir les femmes. Dans mon pantalon, c’était la folie furieuse et elle le nota bien rapidement. Condamné à lui sucer les pieds, elle continua poursuivit :

« À partir du moment où un homme est incapable de me tenir tête, il finit à mes pieds..comme toi. Ton unique option est d’être sous mon contrôle.

– Oui Maîtresse
– A partir de maintenant, ta bite m’appartient et j’en fais ce que je veux…

La pression montait encore dans mon pantalon ; c’était comme vivre le plus merveilleux des fantasme…cette idée ne pouvait que m’exciter davantage

– Oui maîtresse

  • –  Ce soir, tu vas bien mesurer ta bite au repos et acheter une cage de chasteté ; je te ferai noter quelques sites. Dès que tu l’auras, je te la ferai porter. Tu devras aussi rédiger ton ressenti chaque soir sur un google doc.
  • –  Oui Maîtresse
  • –  Sache que je viens d’enregistrer toute la scène sur mon téléphone et que si tu tentes de fuir, toute l’université saura que tu es un sous-homme…
  • –  Bien Maîtresse, répondis-je pétrifié.. Cette parenthèse enchantée s’acheva sur l’échange de nos coordonnées. L’idée me semblait insolite mais le poids de ses mots, de ses orteils et de ses menaces ne me laissaient aucun choix.
    Une fois rentré, je pris le temps de souper et de me remettre des émotions de la journée. D’un côté cette situation ne me plaisait pas du tout car je perdais le contrôle..mais n’avais-je pas toujours rêvé d’être soumis à une belle femme intelligente ? Toujours excité par cette idée, je me mis en quête d’une cage ; il y en avait de toutes les tailles et de différentes matières. Apparemment, il me fallait un modèle en métal suffisamment ajusté ; le curieux objet était composé d’un anneau de métal à revêtir autour des bourses puis d’un tube composé d’anneaux soudés sous la forme d’une courbe et « fermé par des barreaux arrondis. Le colis arriverait sous deux jours. Maîtresse Anna en fut immédiatement informée. Satisfaite, nous avons alors programmé une nouvelle heure de « cours particulier » à l’université. En attendant, elle m’autorisait à me masturber autant que je le souhaitais. Il n’en fallait pas davantage pour m’y prêter frénétiquement. Lorsque le colis arriva, j’avais interdiction de l’ouvrir ; je me rendis simplement en salle 16 et attendis Maîtresse Anna.
    Pile à l’heure, j’entendis résonner le claquement de talons aiguilles ; c’était elle. Son chemisier blanc classique et sage s’accompagnait d’un jean et d’escarpins enserrant ces petons de mi bas couleur chair. Le regard incisif, elle m’ordonna froidement de réunir plusieurs tables et de m’allonger dessus. Pendant ce temps, elle verrouillait la porte et s’assurait d’éviter tout « vis-à-vis ». Elle demanda à voir le colis, le scruta avec un sourire prédateur. Puis, elle sortit une paire de menottes et m’attacha les mains sous la table. Puis, elle déboutonna mon jean et retira mon boxer. Malgré l’onanisme, j’étais toujours en érection. Elle déballa alors la cage et fit la moue ; à l’évidence, il allait être difficile de l’enfiler
    Sans se démonter, elle enfila une paire de gants de latex et se mit à me masturber en murmurant de terribles propos avec un ton suave et cruel : Alors, on bande pour sa Maîtresse ? – Oh oui maîtresse,
    – Ça te fait bander d’être chaste ?
    – Oh oui maîtresse,
    – C’est bien..parce que tu n’es pas prêt de sortir de cette cage… Tandis que l’excitation se faisait de plus en plus pressante, Maîtresse Anna ralentissait la cadence, me frustrant d’autant plus..

– Oui, Maîtresse, ce n’est pas grave… (accélération de la cadence) – Tu es prêt à rester encagé pendant un mois ? (Ralentissement..) – Oh oui Maîtresse (accélération de la cadence)
– Et à me confier les clés de ta cage ?

– Oh oui Maîtresse

Elle poursuivit : « de toute façon, tu n’as pas le choix..tu es sous mon contrôle et tu dois m’obéir ; tu jouiras si je le décide et si tu le mérites…et il faudra en faire des choses..pour le mériter »

Tandis qu’elle proférait de telles sentences, sa prise sur mon pénis s’accentuait et ma jouissance arriva d’elle-même.. profonde et totale ; je lui en étais tellement reconnaissant.

C’est bien, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses.

Essuyant mon sexe avec une serviette de papier, elle attendit que mon chibre s’effondre ridiculement pour m’enfiler un anneau autour de la bourse. Testant les trois tailles disponibles, elle opta finalement pour le plus serré. Son regard clinique semblait attester d’une expertise certaine dans le domaine ; puis, elle fit glisser mon pénis flasque dans le tube au point de l’enchasser dans l’anneau. Enfin, elle sortit de sa poche un petit cadenas rose qu’elle utilisa bien vite pour verrouiller la cage. Lorsque celui-ci fut correctement placé, elle me regarda avec un sourire enjôleur ..suivi du cliquetis de verrouillage.

Les sensations étaient étranges ; l’anneau enserrait mes bourses sans provoquer de douleur tandis que le tube me donnait constamment l’impression d’être enfermé dans un sexe féminin.

– Comment te sens-tu ?
– C’est très étrange ; ça ne fait pas mal mais c’est un peu gênant
– Ne t’inquiète pas, tu t’y habitueras très vite. Tu pourras débuter ton journal dès ce soir. Et rappelle toi-bien que la sortie de cette cage dépend uniquement de MA décision..

A ce moment là, je repensais à la petite clé ramassée dans le musée ; était-elle aussi la planche de salut d’un autre garçon ?

Lisant dans mes pensées, elle éclata de rire : « oui, en ramassant cette clé, tu as sauvé la bite de ce pauvre Alexis mais il demeure encagé pour mon bon plaisir ; son exposé porte sur Sade et il doit réfléchir aux supplices que je dois lui infliger afin de mériter sa libération. Si sa proposition est mauvaise, il la subit et écope de 10 jours de chasteté supplémentaire.

Avec amusement, elle leva la tête au ciel, son index touchant son menton : « peut-être devrais-je lui demander de créer des supplices pour toi aussi ? »

Glacé par une telle perspective, je m’empressais de lui demander : « et que dois-je faire pour mériter une libération ?

– très bonne question ! Prenant un instant pour réfléchir, elle poursuivit : tu vas télécharger une application spécifique et scanner le QR code que je t’enverrais ; c’est comme une partie de cartes . Tu pourras piocher une carte par heure. Si tu trouves les 10 cartes « clés », je te libérerais ; si tu tombes sur une carte « freeze » gelant ta possibilité de piocher, tu auras un gage ; autrement dit, tu devras exécuter un de mes ordres. Ceci fait, je te dégèle et si ta performance est bonne, il y aura moins de cartes « rouges » à piocher ; si elle est mauvaise, j’en double le nombre.

Les règles me semblaient claires ; en restant éveillé suffisamment longtemps, j’avais peut-être une chance de gagner ma libération en éliminant suffisamment de cartes rouges. Puis, elle me détacha et nous lançâmes la partie.

Dès le soir même, la cage devenait douloureuse ; l’anneau commençait à me bruler et chaque début d’érection renforçait encore mon excitation. Ne pas penser à la cage et se consacrer à d’autres activités devenait l’unique manière de résister. Une poche de glace pour mes bourses et un livre de philo seraient mes antidotes. Pourtant, il fallut bel et bien commencer ce journal..et narrer toute mon expérience du jour..rajoutant une bonne dose d’excitation. La nuit fut ensuite cauchemardesque ; la moindre érection nocturne me réveillait.
Au réveil, il fallut m’habiller et je pris vite conscience de la nécessité de trouver un pantalon suffisamment large pour masquer la prison de mon sexe.
Ceci fait, je m’efforçais de travailler mon mémoire sans trop penser à Maîtresse Anna..c’était sans compter les cartes « freeze ».
Je reçus immédiatement un SMS : « gage du jour : faire le ménage à la maison ; si tu es sage, tu seras peut-être récompensé ». Une telle perspective provoqua une violente érection qui me révéla un peu plus combien mon sexe ne m’appartenait plus.
Le soir même, je me retrouvais donc à faire la vaisselle et à passer un coup de balais chez Maîtresse Anna (+ les poussières et la serpillère) ; elle m’avait même chronométré ! Quand ma technique était trop mauvaise, elle ne m’épargnait jamais la moindre remarque humiliante « voilà pourquoi il faut vous encager, vous les hommes ; c’est la seule façon de faire de vous de bonnes ménagères ». ..ce qui évidemment me faisait bander et suscitait davantage de frustrations.
Plus Maîtresse Anna m’humiliait, plus elle renforçait son emprise, lui permettant en retour d’être toujours plus désobligeante. De mon côté, le doux mélange d’excitation et de frustration éliminait toute velléité de rébellion…
A la fin de mon travail, Maîtresse Anna voulut voir mon sexe encagé pour s’en moquer : « oh, regarde comme ton oiseau est tout petit là dedans..pas étonnant qu’il ait besoin d’une cage pour le protéger ; tu devrais me remercier de ma grande générosité ».

Merci maitresse

Tandis qu’elle buvait un verre de Haut Médoc, elle m’ordonna de m’allonger, sur le dos, à ses pieds. C’est ainsi que la déchaussant, elle m’invita, une nouvelle fois à renifler ses mi- bas noirs laissant entrevoir ces orteils vernis. Un tel trésor suscita une terrible érection : ses effluves délicieuses se mêlait à la douleur procurée par la cage tempérée par l’échappée de mon liquide séminal. Ce subtil mélange de sec/humide, chaud / froid, douleur /plaisir sous un parfum enivrant m’acheva.

Une fois son verre achevé, elle m’intima l’ordre de partir et de ne pas oublier de piocher des cartes…
A la maison, je constatais le résultat de mon action : maitresse m’avait dégelée..mais elle avait doublé le nombre de cartes rouges…suscitant un mélange intime de désespoir, d’excitation..et finalement de résignation. Chaque soir, la rédaction du journal était la frustration finale : je devais à la fois décrire mes sensations du jour et remercier Maitresse Anna de m’avoir réduit en esclavage.

Au fur et à mesure que les jours passaient, mon excitation devenait plus forte et j’apprenais à me délecter de ma propre frustration et de ma condition d’esclave. Depuis le début, je n’avais fait qu’obéir et cela demeurerait mon unique action. Quant au jeu de

cartes, il était destiné à me faire prendre conscience d’une seule et unique vérité : quoi que je fasse pour améliorer mon sort, Maitresse Anna était l’unique décisionnaire.

Les gages s’enchaînèrent rapidement durant les deux semaines suivantes : responsable de son ménage, je devais à présent porter une « petite culotte » féminine et m’essayer au plug anal. Cette dernière contrainte ne me plaisait guère mais je devais m’estimer heureux que Maîtresse ne m’ai pas astreint à une épilation totale. Le gratouillement douloureux d’un tel objet dans mon postérieur fut néanmoins récompensé par quelques photos que Maîtresse se plaisait à m’envoyer telles des friandises. C’est ainsi que des petits vocaux humiliants (« C’est bien ma petite catin, tu es obéissante ») ou des photos d’un pied verni muni d’une chaine ou pendouillait la clé de ma libération me faisait bander très fort.
Le liquide séminal résultant de l’excitation d’être humilié m’offrait progressivement l’accès à une extase insoupçonné.

Au bout de la troisième semaine, Maîtresse Anna m’ordonna de rédiger l’exposé sur Sacher Masoch de Deleuze en me servant de sa leçon et de mon journal. Elle inviterait certaines de ses amies afin d’écouter mon propos et de juger de la qualité de mon travail. Cela me prit beaucoup de temps et provoqua beaucoup d’excitations. Le jour J, je vins chez Maîtresse Anna qui avait installé une table pour enfant totalement ridicule en face de son canapé. « Voilà ton bureau » s’exclama t-elle avec un ton faussement sérieux. Alors que je m’installais par terre, deux autres jeunes femmes ne tardèrent pas à se présenter : la première était cette jeune fille asiatique du musée au regard sévère et à la voix posée ; elle se faisait appeler Sookie ; la seconde, Jade, avait une peau plus foncée et des cheveux argentés.

– Salut larbin s’exclama Jade d’un ton provocateur. Alors, on va nous faire une petite leçon aujourd’hui ?
– Ne le chamboule pas tout de suite Jade ; donne lui la possibilité de servir à quelque

chose pour une fois répondit malicieusement Sookie.

Assis par terre avec un bureau ridicule, ces jeunes femmes bien installées portaient toutes les trois une paire de louboutin et une chaine où pendouillaient quelques clés. Telle était mon frustrant panorama.

Démarrant l’exposé, je me plus à expliquer combien le fantasme de la soumission conduisait à une frustration sans bornes, elle-même génératrice de nouveaux fantasmes, au sein d’un univers où la femme bourreau était vénérée pour sa cruauté, sa fermeté et sa capacité à susciter le désir pour le mieux frustrer. Unique source de jouissance, le fantasme, l’excitation et la frustration devenaient un circuit fermé dont l’intensité ne pouvait que se renforcer ; ainsi justifiait-il une dévotion totale auprès de sa Maîtresse en nous libérant de nos propres désirs égoïstes. En ce sens, le contrôle de la chasteté offrait une liberté infiniment plus grande que la jouissance immédiate et répétitive d’individus condamnés à la fadeur.

Ravies et très amusées d’écouter un tel propos, ces trois divinités s’amusèrent à me tarabuster avec quelques questions :

– Jade m’interrogea : penses-tu être un bon soumis ?
– C’est à maîtresse Anna d’en juger ; je ne peux qu’obéir.
– Sookie me demanda : es tu prêt à rester chaste indéfiniment ? – C’est à maîtresse Anna de décider de mon sort…

Apparemment satisfaite, maîtresse Anna alla chercher un saladier immense apparemment plein d’objets métalliques.
« – Aujourd’hui Eric, parce que je suis satisfaite de ton travail, je t’offre une chance de sortir de ta cage ; ce saladier contient une centaine de clés..dont l’une est celle de ton cadenas. Tu as 3 minutes pour trouver la bonne. »

Ebahi par cette opportunité et très stressé, je me tins prêt et le chronomètre démarra. Alors que je les essayais les unes après les autres, Sookie, Jade et Anna se délectaient de mes tentatives ratées…

– Ohh, j’en connais un qui va resté encagé pendant encore très très longtemps, s’amusa Jade

– Oui, je ne comprends même pas qu’il essaie ; la chasteté lui va si bien ; que pourrait-il faire de sa vie en dehors de nous servir ? S’interrogea Sookie

Mes essais maladroits et frénétiques se soldaient inlassablement par des échecs tandis que Maîtresse Anna jouissait de mon désespoir en s’exclamant « tic tac ». Quand le temps imparti fut écoulé, Maitresse Anna conclut « tu peux t’arrêter ; tes efforts désespérés m’ont beaucoup amusé mais ils sont vains : ta clé n’est pas dans ce saladier… »

Toutes trois éclatèrent de rire alors que je rougissais, de colère, de honte et d’excitation.

Maîtresse Anna conclut : la servitude dans la chasteté est ton unique avenir ; maintenant, tu peux enlever ton plug…

2ème prix, écrit par : LE CAVALIER DES COUPES

La disparition


« Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ? » (Épître aux Romains, chapitre 7, verset 24).

Le noir … Partout, le noir … L’esclave se réveilla de nouveau dans cet obscur endroit où l’on ne distinguait rien. Depuis quand était-il enfermé ici : sept jours, un mois, un an, dix ans ? Toute perception du temps comme de l’espace paraissait abolie dans ces ténèbres. L’esclave sentait toutefois sur son corps des éléments lui rappelant qu’il était bien dans un lieu réel : les lourdes chaînes d’acier entravant ses chevilles, la ceinture de chasteté enserrant son sexe et son bassin ainsi que la cagoule de latex et le collier de cuir qui enveloppaient sa tête et son cou. Son cerveau baignait dans un flou général : tous ses souvenirs se mêlaient fébrilement, aussi minces qu’une volute de fumée s’évanouissant dans la nuit. Comment s’était-il retrouvé ici ? Il se rappelait avoir rencontré une femme plus âgée que lui, grande, charismatique et très élégante. Seulement, il ne se remémorait plus aujourd’hui que de longues jambes gaînées de bas, des pieds fourrés dans des chaussures à talons, et surtout le sentiment de terreur extrême et d’extase absolue que cette femme lui inspirait. Peut-être l’avait-il rencontrée comme professeur à l’université qu’il fréquentait ? Ou bien était-ce une psychiatre avec qui il avait pris rendez-vous ? Ou bien encore un juge ? Il ne se rappelait rien, ni de la rencontre, ni même de sa propre vie passée. Une seule certitude : il était devenu l’esclave de cette femme.

Dorénavant, il redoutait autant qu’il espérait les rares visites qu’elle daignait lui accorder dans sa prison noire. Cela lui rappelait ses cauchemars d’enfant, seule trace mémorielle de son passé. Il croyait alors entendre dans la nuit le pas lourd d’un inconnu montant l’escalier de la maison familiale pour venir l’enlever dans sa chambre. Ainsi, lors des venues de Maîtresse, il entendait le lointain cliquetis d’un cadenas qu’on ouvre, puis le grincement d’une vieille porte en bois, et enfin le pas sonore des talons dévalant en rythme l’escalier de la cave (ou du moins ce qu’il croyait être une cave). D’instinct, il se mettait alors à quatre pattes, en position de dévotion, le visage posé contre le sol, ressentant cette intense terreur extatique et un incontrôlable sentiment de soumission à la profondeur insondable. Elle ne lui parlait pas car elle n’en avait plus besoin. Elle posait d’abord son talon droit contre sa tête, puis attachait l’esclave au mur afin de lui administrer le fouet. Les seules choses qu’il pouvait voir d’elle étaient ses jambes, la couture de ses bas, ses chaussures, et parfois le pli d’une longue jupe fendue sur le côté.

Tandis qu’il se perdait dans ses pensées, une voix masculine sombre et suave le ramena à l’étrange réalité de sa prison : « Enfin te voilà réveillé ! J’ai bien cru que tu t’étais dissous dans les murs de ce trou sordide. » L’esclave ne parvenait pas à trouver la provenance de cette voix. Elle semblait appartenir à un homme ayant une intelligence redoutable. Elle avait néanmoins quelque- chose d’effrayant, comme si elle venait des tréfonds de l’enfer.

« Regarde-toi ! Tu n’es plus qu’une larve asservie à une femme qui te prive des plaisirs qu’une vie humaine peut offrir. »

« Qui que tu sois, je t’interdis de parler ainsi de Maîtresse ! »

« N’en as-tu pas assez de cette prison ? N’en as-tu pas assez du fouet ? N’en as-tu pas assez de cette étroite cage de fer qui fait progressivement disparaître ta masculinité ? Le monde des hommes offre tant de choses mille fois préférables à cet inutile supplice que tu endures depuis trop longtemps. Lève la tête et je te les montrerai. »

L’esclave tremblait d’effroi en entendant ces paroles qui cherchaient à le détourner de sa Maîtresse. Néanmoins, elles lui rappelaient la souffrance imposée par la cage : une excitation sexuelle permanente devenue pure douleur. Après quelques secondes d’hésitation, il leva la tête. Il fut stupéfait. Il ne se trouvait plus dans sa prison noire, mais au beau milieu d’un désert cerné au loin par une chaîne de montagnes. Seules les étoiles éclairaient la nuit.

« Où sommes nous ? Qui es-tu et que veux-tu de moi ? » La voix répondit à l’esclave comme si elle résonnait à l’intérieur de sa tête : « Tu es ici dans la région de dissemblance. Ce n’est ni plus ni moins que le monde où les hommes peuvent réaliser leurs désirs, celui dont tu t’es trop longtemps isolé. »

« Mon seul désir est de retrouver ma Maîtresse. Ramène-moi chez elle ». L’esclave entendit un rire : « Elle t’a certes conditionné afin que tu ne vives plus que par le désir d’être son esclave. Elle n’a toutefois pas réussi, car tu portes beaucoup d’autres désirs en toi, n’est-ce pas ? »

« C’est faux ! Que veux-tu de moi ? »

« J’ai le pouvoir de te libérer de l’état lamentable où tu te trouves. Tu ne peux aller contre ta nature indéfiniment. Tu dois au contraire l’accepter. »

L’esclave, quoique méfiant, écoutait attentivement cette voix si fascinante qui semblait capable de persuader n’importe quel homme au monde. Un doute l’étreignit : Maîtresse l’avait retiré de la société afin d’éteindre patiemment sa vie sexuelle. La chasteté le rendait pleinement dévoué à une femme qui le purifiait de ses désirs. Toutefois, il souhaitait parfois enlever sa cage tant la douleur dans son sexe pouvait être intense.

« Tu vois que tu ne peux renoncer à ce qui constitue ta personne. Accomplis tes désirs au lieu de les refouler. »

« Comment peux-tu entendre mes pensées ? »

« Je connais tout de toi. Je sais que tu rêves de retrouver la sensation de la lingerie que « Maîtresse » t’autorisait à sentir et toucher autrefois. Elle a pu t’asservir en comprenant ton fétichisme, et je peux te libérer par la même voie. Lève la tête et regarde ! »
L’esclave fit ce que la voix lui ordonnait. Le désert entier, jusqu’aux lointaines montagnes, resplendissait de toutes les couleurs existantes. Une sensation étrange se manifesta sous ses pieds. Il ne sentait plus le sable ou la roche mais une grande douceur, comme si la terre s’était changée en un tas de fines matières textiles. Il porta ses mains au sol, et quelle ne fut pas sa stupeur en découvrant ce que touchait ses doigts : des bas nylon ! Des culottes en soie et en dentelle ! Il regarda plus attentivement le désert : il s’était transformé en un immense amas d’atours féminins. L’esclave trembla de tout son corps et ne put s’empêcher de ramasser tout ce qu’il pouvait prendre. Il courut de joie dans ce paysage fantastique et ressentit un plaisir immense qu’il croyait avoir oublié : toucher et sentir ces vêtements que seuls les femmes pouvaient porter. Il y avait des guêpières rose et noir, des corsets rouges, des strings bleu roi, des bas couture beiges, des porte-jarretelles blancs … Tout était finement réalisé, avec des motifs brodés en fils d’or ou d’argent. Alors que l’esclave se déplaçait vers la chaîne de montagnes, il découvrit également des jupes, des chemisiers en satin vert et des robes de soirée pourpres … Enfin, Il vit de nombreuses paires de chaussures à talons aiguilles. Tout scintillait jusqu’aux étoiles, et formait une lumière multicolore semblable à celle produite par le soleil traversant un vitrail médiéval.

La voix reprit : « Je peux t’offrir cette peau de féminité que tu rêves d’habiter. Recouvre tes jambes de bas, mets un porte jarretelles sur ton bassin et un soutien gorge sur ta poitrine. Applique du rouge sur tes lèvres et du fard sur tes paupières. Enfile une jupe, un chemisier et prends des chaussures à talons. Dans la dissemblance, tu te nourriras de guêpières puis tu dormiras sous un tas de robes et de culottes. Pour vivre ici, tu dois seulement renoncer à la chasteté. »

L’esclave vivait un violent combat intérieur. La servitude le poussait à ne pas se détourner de Maîtresse mais le désir le poussait à accepter l’offre proposée. Il tremblait de tout son corps. Il vit sa main se tendre d’elle-même comme pour serrer une autre main invisible, et son corps se lever pour aller se rouler dans la terre de féminité. Il pleurait et hurlait, tentant une impossible résistance. Alors qu’il croulait sous les bas, il cria d’une voix étouffée : « Maîtresse, pitié, aide-moi ! Pardonne-moi, sauve-moi de ce diable qui me tue ! »

Le noir revint soudainement. Un cliquetis de cadenas se fit entendre, puis le grincement d’une porte en bois et enfin, le bruit de chaussures à talons dévalant lentement un escalier. À mesure que les pas se rapprochaient, l’esclave ressentit plus fort que jamais cette terreur extatique qui hantait ses pires cauchemars. Une main de femme vint le sortir d’une montagne de lingerie. L’infidèle servant se mit de suite en position de dévotion. Maîtresse appuya son talon droit contre sa tête, avant de lier les bras et les pieds de son esclave par des cordes. Puis elle sortit le fouet et agit avec rapidité et violence. Un étrange phénomène se produisit : à chaque coup, l’esclave sentit une horrible matière sortir de son propre corps en même temps que son sang. Cette étrange substance hurlait tout comme lui de la douleur provoquée par le fouet. Il sentit qu’elle résistait, s’enroulant fermement autour de son cœur comme pour tenir face à une tempête.

« Je ne renoncerai pas ! » Hurla la voix qui n’était cette fois plus agréable mais pleinement hideuse. Les coups de fouet redoublèrent de violence. Le sang et la substance vivante coulèrent à flots jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un filament reliant cette dernière au corps de l’esclave. Celui-ci était presque mort. Il eut encore la force de voir l’horrible monstre qui se dressait devant lui : un assemblage informe de lingerie mêlée à de la chair, du sang et du sperme, un horrible corps de bourrelets suintant la graisse. Le monstre se rapprocha de l’esclave qui, choqué, reconnut son propre visage dans celui dont la bouche s’ouvrait pour lui parler :

« Oui, je suis bien toi. Ta Maîtresse ne réussira jamais son exorcisme car je réside dans ton cœur. Seule la mort pourra nous séparer car nous sommes inextricablement liés. »

Tandis qu’un rire sonore émanait de la créature, Maîtresse fit claquer un dernier coup de fouet, coupant ainsi le dernier lien unissant le monstre à sa proie. Tout s’évanouit. La région de dissemblance avait disparu. L’esclave mourant vit deux longues jambes gaînées de bas dans l’obscurité. Une main déchira un morceau d’un de ces bas, et il semblait qu’un diamant noir liquide en sortait. Il n’y avait aucun trou dans le vêtement, comme si rien ne s’était passé. Maîtresse enferma l’esclave dans cette matière noire luisante qui absorba tout son corps. Il avait disparu en tant qu’homme pour devenir un être de nylon. Il avait basculé du monde clos de l’humanité à l’univers mystique infini de la féminité dominante. Le noir … Partout, le noir …

3ème prix, écrit par : SNOOPY

Une belle soirée

A l’expression de son visage , je comprends tout de suite que ce qu’elle m’a ordonné de faire ne la satisfait pas vraiment .
Tous mes week-ends sont occupés par les corvées dont elle se chargeait auparavant et qu’elle m’a depuis délégué . A moi le ménage , la lessive , le repassage , les courses , l’entretien de sa voiture . Et gare à moi si à la maison tout ne brille pas ou est mal rangée , si j’ai oublié quelque chose en revenant du supermarché ou s’il y a un faux pli sur un de ses chemisiers .

«Qu’est ce que je t’avais demandé ?»
«De nettoyer la salle de bains»
«Oui mais encore ?»
«De la faire à fond»
«Et tu penses qu’elle est faite à fond ?»
«Oui, bien sûr ! Ça ne se voie pas ?»
Furieuse , elle m’assène une gifle .
« Tu as dix minutes pour que ce soit nickel et dès que tu auras terminé , rejoins-moi au salon !» Je sais ce que cela signifie .

Le rituel est toujours le même . Je vais dans notre chambre chercher ma cage de chasteté rangée dans le tiroir de mon chevet , et je reviens , nu , me mettre à genoux devant elle . Elle me tend la main pour que j’y dépose ma prison d’acier car c’est toujours elle qui se charge de la mettre en place . C’est comme cela chaque fois qu’elle décide de me punir . Et je ne sais jamais pour quelle durée car elle se garde bien de me dire pendant combien de temps mon sexe va rester emprisonné . Au début , c’était pour quelques jours . Puis progressivement , les durées se sont allongées pouvant aller jusqu’à plusieurs semaines .

Une fois , étant encagé depuis trop longtemps à mon goût , je lui demandais si elle voulait bien me libérer . Surprise par ma question , elle me répondit par une autre :
« Depuis combien de temps ton petit oiseau est dans sa cage ? »
« Près d’un mois . C’est long ! »

« Puisque tu trouves que près d’un mois c’est trop long , saches que ce n’est pas du tout mon avis ! Et puis c’est moi qui décide quand tu peux être libéré . Aussi ton petit oiseau va rester bien sagement dans sa cage encore … disons … près d’un mois ! »
Je n’ai plus jamais osé lui reposer ce genre de question .

Tout est prétexte pour que je sois encagé ou que j’y reste le plus longtemps possible . Elle est très inventive et n’est jamais à court d’idées pour me frustrer sexuellement .
Encagé parce que je lui avait répondu sur un ton qu’elle avait jugé inapproprié , elle
m’avait néanmoins laissé entendre d’une possible libération à condition que j’ai un comportement exemplaire afin de racheter ma faute .

Ce qu’elle m’accorda au bout de quinze jours pour une vidange mais sous condition . En effet , elle m’autorisait à me masturber devant elle mais ne me laissait , montre en main , pas plus d’une minute pour éjaculer . N’y étant pas arrivé , elle m’annonça d’un ton narquois :
« Tu remets ta cage tout de suite . Tu auras droit à une nouvelle tentative dans quinze jours ! »

Sauf que la fois suivante , elle avait diminué le temps de dix secondes . Ce n’est finalement , tellement frustré par deux mois d’emprisonnement , que je parvins à éjaculer , juste à temps , en moins de trente secondes . Et pour éviter que je n’ai la tentation de me masturber à nouveau , elle m’obligea à remettre ma cage aussitôt après .

Bien sûr , durant ces périodes d’encagement qu’elle prend plaisir à prolonger , je me dois d’être à ses petits soins . Comme , lorsque le soir elle est allongée sur la canapé en regardant un film à la télé , je dois lui masser les pieds . Ou lorsqu’elle rentre d’une journée de travail harassante , je lui fais couler un bain puis lui masser le corps avec une huile parfumée pour qu’elle se détende . Je me dois aussi de lui procurer des orgasmes , mais uniquement avec ma langue .

Je purge ma peine depuis trois semaines lorsque, après lui avoir joui , elle me dit :
« J’aime beaucoup ce que tu me fais avec ta langue mais j’ai très envie d’une pénétration .»
Fou de joie à cette bonne nouvelle et surtout à l’idée qu’elle allait me libérer pour que puisse m’introduire en elle , je me redresse et lui présente mon sexe déjà bien gonflé dans sa cage afin qu’elle déverrouille le cadenas .
« Ne sois pas si pressé mon amour ! C’est vrai j’ai très envie de sentir un sexe en moi , mais je ne t’ai pas dit quand . Sois patient . Plus longtemps tu attendras ce délicieux moment , plus tu
l’apprécieras , pas vrai ? Ce serait un beau cadeau pour ton anniversaire , non ? . Mais attention , je t’accorderais cette faveur que si tu le mérites . Alors j’attends de toi que tu en fasses plus que tu n’aies fait jusqu’à présent . D’accord ? »
Quand je vous disais que ma KH n’est jamais à court d’idées pour me maintenir sous pression !
Je cache ma déception de ne pas être libéré tout de suite et lui réponds :
« Je ferais de mon mieux pour satisfaire le moindre de tes désirs »
Sauf que je vais devoir patienter encore deux mois .

Durant les semaines qui suivent , je ne ménage pas mes efforts pour être plus prévenant , plus attentionné et plus serviable pour lui rendre la vie la plus agréable possible en prenant en charge toutes les tâches ménagères et en m’appliquant davantage encore pour la réveiller tous les matins en douceur en lui faisant un cuni .

Plus les jours passent , plus cette perspective d’un rapport sexuel devient obsédante . Libération , érection , pénétration , éjaculation , tous ces mots reviennent sans cesse dans ma tête .

De son côté , elle ne se prive pas non plus de m’exciter et toutes les occasions sont bonnes . Quand nous regardons la télévision , assis côte à côte sur le canapé , elle pose sa main sur mon entrejambe et caresse mon sexe encagé à travers l’étoffe du pantalon ou lorsque nous sommes au lit , avant que je lui fasse un cuni ,en donnant quelques coups de langue sur mon gland à travers les barreaux de ma cage .

Elle y prend beaucoup de plaisir à voir le sourire malicieux qu’elle me décoche lorsqu’elle voit mon sexe comprimé dans le petit tube d’acier .
Ma date d’anniversaire approchant , je suis sous tension sexuelle maximale
Le jour tant attendu , je lui propose d’aller dîner dans son restaurant préféré . Alors qu’elle se prépare dans la salle de bains , elle me demande de lui apporter la robe noire que je lui avais offerte .
Elle savait très bien qu’en portant cette robe courte dévoilant une partie de son dos et perchée sur ses sandales à talons hauts , j’allais craquer .
Arrivés devant le restaurant , je descends de la voiture pour lui ouvrir la portière , galanterie oblige . Je lui ouvre la porte du restaurant et la laisse passer la première .
Le maître d’hôtel vient nous accueillir et nous conduit à notre table . Je m’empresse de l’aider à enlever son manteau , puis lui tire sa chaise et la pousse lorsqu’elle s’assoit .
Elle m’avait contraint à suivre des cours de savoir vivre pour apprendre à bien se comporter en présence d’une femme , et plus précisément , avec la mienne . Alors ce n’est pas le moment de faire l’impasse sur les bonnes manières sur lesquelles elle est devenue intransigeante . Sinon je risque de payer cher ce manque d’attention et voir ma libération reportée aux calendes grecques .
Bien sûr , je fais mine de consulter la carte puisque c’est elle qui choisit le menu . Et moi qui réglerais l’addition .
Le dos nu de sa robe ne permettant pas de porter de soutien-gorge , je peux voir ses tétons pointer sous le tissu . Une vision très excitante , d’autant plus qu’elle a délibérément laissé bien en apparence son pendentif avec la petite clé de ma cage .
Pendant le repas , elle prend un malin plaisir , sous la table , à presser mon entrejambe avec la pointe de sa chaussure . Excité au possible , je sens mon sexe durcir dans sa cage .

Comme j’aimerais être déjà à la maison , mais en sortant du restaurant , puisqu’il fait bon , elle me propose une promenade le long du quai .
Un peu exaspéré qu’elle me fasse encore attendre , mais ne voulant pas la contrarier , je lui réponds : « Avec plaisir ! Allons-y . »

De retour à la maison , passés la porte d’entrée , je l’aide à enlever son manteau . Elle me dit :
« Vas dans la chambre , allumes les bougies , déshabilles-toi et attends-moi debout les mains dans le dos »
Mon excitation à son comble , je m’empresse de créer une ambiance feutrée en allumant quelques bougies , et une fois nu , je l’attends comme elle me l’a demandé .
Quelques minutes plus tard , elle vient se blottir contre moi , m’enserrant dans ses bras . Son parfum m’enivre . Elle m’embrasse langoureusement . Un baiser passionné qui déclenche un début d’érection . Elle me murmure dans le creux de l’oreille :
« Merci mon amour pour cette délicieuse soirée . Elle ne fait que commencer et je te promets que
le meilleur est à venir … »
Tout un programme qui me fait rêver .
Elle se met à genoux , passe délicatement sa main sur mon sexe encagé , donne quelques coups de langue sur mon gland à travers les barreaux , puis fini par prendre mon sexe dans sa bouche . Merveilleuse sensation .
Mais assez rapidement , elle abandonne cette délicieuse caresse , se relève et d’une voix toute suave me dit :
« Déshabilles-moi »
Je saisi les bretelles de sa robe , les fait glisser sur ses épaules et laisse sa robe tomber lentement à ses pieds .
Je découvre alors qu’elle ne portait rien sous sa robe . Son sexe entièrement épilé s’offre à moi comme un merveilleux bijou . Je me laisse tomber à ses pieds pour déposer un baiser sur les lèvres de son sexe .
Elle me laisse titiller son clitoris avec le bout de ma langue . Elle prend ma tête entre ses mains et l’appuie fortement contre son sexe pendant un long moment , puis relâche sa pression et m’incite à me relever .
Elle s’assoie au bord du lit et me tend son pied .
« Enlèves mes chaussures »

Je dégrafe l’attache de la bride autour de la cheville et retire délicatement sa sandale , sans oublier de déposer un baiser sur son pied , bonnes manières obligent , puis je fais de même pour l’autre pied .

« Allonges-toi sur le lit »
Ce que je fais aussitôt . Elle vient s’asseoir à califourchon sur mon visage .
« Fais-moi jouir avec ta langue comme tu le fais si bien chaque matin »
Je m’y applique avec toute mon énergie . Elle frotte son sexe de plus en plus fort sur mon visage . Le rythme des ondulations de son bassin s’accélère , tout comme sa respiration qui devient plus haletante . Mon visage dégouline de cyprine .
La pression de mon sexe contre les barreaux de la cage ne fait qu’augmenter et en devient presque douloureuse .
Après avoir joui , elle reste un bon moment assise sur mon visage savourant son plaisir .
Puis elle se dégage .
Mon sexe étant toujours en tension extrême dans sa petite cage , j’attends avec impatience ma libération . Je regarde avec envie cette petite clé qui se balance au bout de la chaîne . Mais elle se tourne vers son chevet , ouvre le tiroir et en retire un gode ceinture .
« Regardes comme il est beau ! »
Je me retrouve très vite harnaché de ce gode ceinture . Elle prend un tube de lubrifiant pour en enduire ce sexe en silicone de bonne taille .

Elle s’installe alors à califourchon au dessus du gode et s’y empale .
« A toi de jouer maintenant avec ta grosse queue ! »
J’ondule le bassin pour faire aller et venir le gode en elle . Je le vois disparaître en elle , la pénétrer profondément puis réapparaître au gré de mes mouvements .
Au bout de quelques minutes , un râle de plaisir s’échappe de sa bouche et son corps est secoué de spasmes . Tout en gardant le gode bien enfoncé en elle , elle s’allonge sur moi , posant sa tête sur mon torse en s’abandonnant totalement .
Je lui caresse délicatement le dos et les fesses . Elle reste ainsi un long moment sur moi .
Sortie de sa léthargie , elle se dégage du gode et s’allonge à côté de moi sur le dos .
« Enlèves-le , vas le nettoyer et reviens vite que je te sente tout contre moi . »
Une fois cela fait et rangé dans le tiroir de son chevet , je me rallonge sur le lit .
Elle vient se lover contre moi , pose sa main sur mon sexe encagé , puis caresse mes bourses avec douceur .
« C’était trop bon ! Ça fait longtemps que je n’avais pris autant de plaisir ! »
« Je ne peux pas en dire autant , moi !» dis-je en maugréant .
« C’est quoi cette façon de me parler ? Monsieur boude ? »

« Il y a de quoi , non ? Tu m’avais dit que je pourrais te pénétrer …»

Elle me coupe la parole aussitôt .
« Et ce n’est pas ce que tu as fait ? »
« Oui avec le gode mais pas avec ma queue ! »
« Je t’ai juste dit que j’avais envie d’une pénétration . Qu’est-ce que tu t’aies imaginé ? Que je parlais de ton petit oiseau ? Comme toujours , tu ne penses qu’à toi . Je te rappelles encore une fois que la seule chose à laquelle tu dois penser c’est mon plaisir et pas le tien . Comme égoïste , on ne fait pas mieux !
Et puis je peux t ‘assurer qu’ayant goûté au plaisir que procure un gode de cette taille , n’imagines même plus que tu pourras me pénétrer . Ce ne sera plus qu’un souvenir pour toi dorénavant . La seule chose que je t’autorise à faire , c’est de te servir de ta langue , ce que tu fais admirablement bien . J’aurais tort de m’en priver , tu ne crois pas ? »
Dommage pour toi que tu réagisses comme ça parce que je pensais vraiment te libérer ce soir . Tu as été tellement adorable , si gentil , si doux , si attentionné à mon égard ces dernières semaines et pour cette merveilleuse soirée que tu m’as offerte .
Du coup , j’ai changé d’avis et ton petit oiseau va rester bien sagement dans sa cage . Et tu peux compter sur moi , il va y rester encore un bon moment ! Ça t’apprendra à te plaindre et comme ça , tu auras tout le temps de réfléchir sur ton comportement .
Bon j’ai sommeil . Bonne nuit mon amour . N’oublies d’éteindre les bougies . »
Elle se retourne , rabat la couette sur elle et s’endort rapidement .

Terriblement frustré , je n’arrive pas à trouver le sommeil .
Je rumine les paroles sévères qu’elle vient de m’asséner . Quand je pense que c’est moi qui lui ai parlé des bienfaits de la cage de chasteté !
Mariés depuis une quinzaine d’années , notre vie sexuelle était devenue monotone et nos rapports intimes s’espaçaient de plus en plus .
Pour palier ce manque d’activité sexuelle , je me réfugiais dans les vidéos pornos sur internet et la masturbation . Jusqu’au jour où elle me surpris en flagrant délit . A ces yeux , j’avais commis l’irréparable . Je plaidais ma cause mais rien n’y faisait . Elle était effondrée , se sentant trahie car pour elle , c’était comme si je l’avais trompé . Je lui demandais pardon mais elle restait impassible . Notre relation fut plutôt froide pendant quelque semaines . J’essayais de me rattraper , de multiplier les gestes de tendresse . Je faisais tout pour lui redonner une bonne image de moi . Mais la confiance était brisée .
Alors en désespoir de cause , il ne me restait plus qu’une solution pour qu’elle puisse avoir à nouveau confiance en moi : la cage de chasteté .


Je lui parle de ce petit objet , lui expliquant l’impossibilité pour moi en la portant d’avoir des plaisirs solitaires et de lui assurer ainsi de ma fidélité . Je l’invite à aller sur un site internet dédié à la chasteté masculine, d’y consulter les témoignages d’hommes encagés volontairement et de femmes ayant contraint leur mari d’en porter une .
Le lendemain , elle me dit qu’après avoir tout lu avec attention , les témoignages l’ont définiti- vement convaincu . Quelques jours plus tard , elle me dit qu’elle a fait son choix du modèle de cage qu’elle souhaite me voir porter . Mais pour cela , il faut qu’elle prenne des mesures afin de commander la cage la plus adaptée . Une fois les mesures prises , elle me demande ma carte bleue pour finaliser la commande , avec cette remarque cinglante :
« Tu as fauté , donc tu paies ! »
En attendant de recevoir ma cage , je l’ai souvent vu aller sur le site et prendre contact avec des KH confirmées pour avoir des conseils sur la manière de s’y prendre .
Trois semaines après , c’est avec un peu de fébrilité que j’ouvre le petit paquet . Je suis surpris par la taille de la cage qui me paraît bien petite .
« Tu ne t’es pas trompée dans les mesures ? Je ne vais jamais pouvoir rentrer dedans ! »
« Bien sûr que si ! Je n’ai fais que suivre les recommandations des quelques KH que j’ai contacté et qui m’ont toutes conseillé d’en choisir une très petite . Et puis de toute façon , tu ne mérites pas mieux . Tu n’avais qu’à réfléchir avant de t’adonner à tes bas instincts au lieu de t’occuper de moi . Et avant que je mettes ta cage , vas prendre une douche et reviens avec ton pubis et tes boules entièrement rasés . »
Ai-je un autre choix que de lui obéir ? Lorsque je reviens , elle met la cage en place avec une dextérité qui m’étonne . Et , effectivement , mon sexe une fois dans sa prison d’acier est réduit à sa plus simple expression . Ce qui semble réjouir ma femme :
« Tu vois , elle te va très bien ! Tu feras moins le fier maintenant . Et tu as intérêt à t’occuper de moi à partir de maintenant ! »

Rapidement , elle a vite compris tous les avantages qu’elle pouvait en retirer , et petit à petit , elle s’est affirmée comme une redoutable KH .
Elle m’a délégué toutes les tâches ménagères , lui laissant ainsi du temps pour prendre soin d’elle . En m’obligeant à m’occuper d’elle sexuellement , le nombre de ses orgasmes a surpassé de loin le mien qu’elle ne m’accorde qu’au compte goutte . Et encore , quand ils ne sont pas ruinés , technique qu’elle maîtrise à la perfection et qui me laisse dans une perpétuelle frustration .

J’étais loin d’imaginer au début qu’elle prendrait son rôle de KH tant à cœur et qu’elle deviendrait de plus en plus impitoyable , ne laissant rien passer , la moindre faute étant sanctionnée par une mise en cage ou une libération retardée .

Peut-être est-ce sous l’effet de la colère qu’elle ne veut plus que je la pénètre ?
Je vais donc redoubler d’efforts pour continuer à satisfaire ses désirs au mieux en espérant qu’elle reviendra sur sa décision .

Je sais bien que depuis qu’elle a pris ma sexualité en main et qu’elle la contrôle , elle est heureuse et plus épanouie . Et finalement , n’est-ce pas c’est ce qui est le plus important ?
Alors , malgré ma frustration , en repensant à cette soirée qui était quand même une belle soirée , je trouve enfin le sommeil .

3ème prix ex aequo, écrit par : CLAUDINE TV

L’amour est affaire de mensonge.

La pensée tourne dans ma tête sur un rythme obsédant alors qu’attachée au radiateur, je contemple le spectacle devant moi. A présent Elle le chevauche, comme Elle aime tant le faire, et je vois leurs corps se mouvoir, leurs mains se chercher, j’entends leurs soupirs haletants au rythme endiablé auquel Elle le soumet. Je la regarde s’empaler sur la queue de Daniel, les hanches imprimant une danse sauvage et comme à chaque fois je ne peux m’empêcher de la trouver si belle, si sauvage, si libre. Je sens un début d’érection et mon regard dérive vers mon sexe enfermé dans sa cage qui tente désespérément de s’échapper de sa prison de métal et, à défaut de pouvoir le faire, commence à mouiller abondamment. Je relève la tête pour les regarder à nouveau et sens aussitôt, comme à chaque fois, l’aiguillon de la jalousie me déchirer le cœur.

Jalousie

Je me souviens d’hier soir, ce club Trans de la capitale où, il faut bien l’avouer, elle a dû me trainer. J’étais crevée, dure journée au boulot, pas envie de sortir. Comme toujours, j’avais fini par faire l’effort mais je n’avais pas réellement envie d’être là et, accoudée au bar, je m’agrippai à mon verre comme à une bouée de sauvetage sans vraiment l’intention de bouger. Assise à côté, Elle, en revanche, commençait à s’impatienter :

« Allez, viens ! On va jouer, il y a une croix en bas.

Non, pas tout de suite, laisse-moi un peu de temps… » Avant même que je ne finisse, la gifle était partie, puissante, cinglante.

Bien reste là à bouder si tu veux, moi je descends. » et sur ces mots elle se leva et, fendant la foule comme un brise-glace la banquise, se dirigea vers les caves.

Je la suivis du regard sentant autour de moi les sourires en coin de spectateurs et me mis à rougir. J’aime la force. J’aime quand mes partenaires sont plus grands, plus forts, qu’ils sont capables de me jeter sur le lit et me maîtriser avant de me baiser. Et c’est ce que j’aime chez Elle, cette force, cette détermination qui fait que quelques minutes plus tard, incapable de me retenir, je descendais l’escalier étroit menant aux caves.

Dès la fin de l’escalier, j’entendis le bruit sourd du martinet s’écrasant sur la chair. Hormis cela, je devins sourde au reste. Oubliés les gémissements de plaisir des couples s’étreignant dans les alcôves, je me sentais guidée vers la pièce du fond, attirée comme un papillon vers la lumière. Et Elle se tenait là. Se dressant de toute sa taille, le bras tendu en arrière en une impossible extension, Elle semblait prendre la pose quelques instants avant de laisser retomber les lourdes lanières du martinet sur les fesses offertes de sa proie, fermement attachée à une croix de St André. Elle était concentrée sur sa tâche, le visage fermé. Ses yeux avaient pris un éclat métallique, jaugeant les couleurs, les douleurs, choisissant avec soin le prochain impact, méthodique, implacable. Au centre d’un cercle de spectateurs, silencieux, attentifs, parfois hochant la tête d’un air approbateur, Elle se tenait, ombre en clair-obscur, fille des ténèbres et je sentis à nouveau s’ouvrir en moi cette porte de sombres désirs. Une dernière série de coups et Elle cessa soudain, avant de se rapprocher de sa victime et lui murmurer quelques mots à l’oreille, tout en caressant doucement la croupe qui avait pris une couleur pourpre et zébrée des lanières du martinet. De son autre main Elle détachait les liens de la fille, toujours lui caressant le cul, toujours lui murmurant à l’oreille. Quand elles se tournèrent à nouveau vers nous, je reconnus cette salope d’Aline que je connaissais depuis si longtemps et avec qui on s’était disputée tant de mecs. Elle avait versé quelques larmes visiblement, son mascara aurait demandé une petite retouche, et je sentis une joie mauvaise m’envahir. Saloperie de jalousie.

La cage me rappelle au présent. Je suis réellement très excitée maintenant et je sens une douleur sourde pointer dans mes couilles qui me semblent prêtes à exploser. Devant moi la lutte continue et je vois Daniel tenter de garder pied face à la Diablesse en action qui l’utilise littéralement comme un simple sex-toy. Ses yeux cherchent quelque chose à fixer pour se distraire, nos regards se croisent, il me sourit faiblement et je lui retourne un sourire ironique.

Daniel

J’aime bien Daniel même si je m’en méfie beaucoup. Cela fait longtemps que je le connais et nous avons même vécu un temps ensemble. Je jette un œil à ses tatouages roulants sur les muscles de son bras, en me disant que ce salaud a de beaux restes.

Lorsque je l’ai connu, il sortait de prison où il avait purgé une peine pour proxénétisme. Bien évidemment à peine sorti, il avait déjà remis quelques filles au tapin dont l’une nous avait mis en contact. Je ne voulais pas faire de passes mais il s’était passé quelque chose lorsque l’on s’était rencontré. Il était légèrement plus âgé, un corps bodybuildé par des mois en prison, une belle queue dont il se servait divinement bien. On avait eu quelques mois merveilleux. Tout mac qu’il était, c’était aussi un flambeur et il m’emmenait à la moindre occasion dans les palaces de la riviera. On baisait nuit et jour, toujours avec ce sentiment qu’il n’y aurait pas de lendemain. J’étais sa princesse, celle qu’il ne gardait que pour lui. Parfois j’oubliais ce qu’il était, et j’avais fini par tomber amoureuse. Et puis les choses avaient dérapées. Le petit poisson qu’il était, avait voulu jouer dans la cour des grands. Il était entré dans un réseau du Sentier, banquiers véreux ou piégés que l’on obligeait à blanchir le fric de deals. Lui fournissait les filles pour piéger ou amadouer les banquiers. Il avait fini par m’emmener à ces parties fines et m’avait offerte à ses amis banquiers. Insensiblement j’étais passée du côté des putes, et notre relation avait fondamentalement changée. A partir de là, je devais répondre aux appels des banquiers, me rendre chez eux et leur donner ce qu’ils attendaient. Amoureuse, j’avais tenu quelques mois mais je connaissais déjà ce chemin et je n’avais pas attendu la suite. On s’était séparé. Quelques mois plus tard, je lisais dans les journaux qu’un réseau de blanchiment avait été démantelé dans le Sentier. Ses amis banquiers s’étaient enfuis en Israël, pour lui, retour à la case prison. On était resté en contact malgré tout. Comme il n’était pas possible que j’aille le voir en fille en prison et qu’il refusait toujours de me voir en garçon, ça passait par des lettres et j’avais pris l’habitude de lui écrire tous les mois. Quand il était sorti 5 ans plus tard, il s’était exilé et avait ouvert un bordel en Belgique. On baisait régulièrement quand il venait à Paris, en souvenir du bon vieux temps, mais ce n’était plus pareil. Le temps simplement.

Quand Elle m’a demandé si je connaissais un mec qui pourrait lui plaire et qui aimerait me prendre, je ne sais pas pourquoi, j’ai immédiatement pensé à lui. Je lui ai pourtant présenté quelques anciens amants auparavant mais ça ne collait jamais et Elle les a tous repoussés. Quand j’ai fini par me décider de lui parler de Daniel, j’ai tout de suite senti que j’éveillais son intérêt. Je préférai lui apprendre toute l’histoire plutôt qu’elle ne la découvre par lui. Je crois qu’Elle y a vu un défi : Me piquer un de mes amants et surtout montrer à Daniel que je ne lui appartenais plus. Définitivement.

Les gémissements, qui se font plus profond, me tirent de mes pensées. Devant moi les choses se précisent et je sens qu’Elle ne va pas tarder à jouir. Ses hanches s’agitent de plus en plus vite et Daniel me jette un regard hagard. Je souris, pervers. Je sais pertinemment à quoi Elle le soumet. C’est sa façon à Elle de me baiser les très rares fois où Elle a davantage envie de ma queue que de ma bouche ou de mon cul et qu’elle se décide à me retirer cette cage ridicule. Je n’ai pas connu beaucoup de femmes dans ma vie mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’elle a une manière très à Elle de prendre son plaisir. Elle vous emprisonne la queue et vous viole littéralement jusqu’à prendre son pied. C’est le moment qu’Elle choisit pour lui tordre un téton tout en l’étouffant de son autre main : « Toi ! Tu ne jouis pas ! » lui intime-t-Elle durement entre ses dents. Il arrive à acquiescer malgré la main sur sa bouche et je la vois qui se relâche soudain puis se cambre en un long rugissement de plaisir qui la secoue. Elle jouit. Je bande.

Plus exactement, j’essaie de bander. Mon sexe tente désespérément de s’extirper de l’armure qui le recouvre. Elle est juste assez large pour me permettre un début d’érection et je vois la chair gonflée

essayer de trouver sa place au travers du carcan de métal ajouré. Sans parler de mes couilles qui sont devenues violettes sous la pression du sang. J’ai réellement mal maintenant. Putain de cage, je déteste ce truc. Mais c’était non négociable et Elle me l’a bien fait comprendre dès la première fois où je suis allée chez Elle.

Cage

Ce soir-là, quand j’arrivai chez Elle, je me sentais nerveuse, me demandant encore ce que je faisais là. Elle m’attendait, assise dans un fauteuil, une cravache à la main. Elle me sourit puis eu une moue dubitative devant ma tenue : « Clairement pas assez salope à mon goût… ». C’était la première fois que je venais dans son quartier et je m’étais contentée d’une tenue passe-partout, jean, chemisier, sandalettes compensées. « Déshabille-toi ! ». Passée une brève hésitation, j’ôtai prestement mes vêtements et Elle parut satisfaite à la vue de ma guêpière, mes bas et mon tanga en dentelle. « Voilà qui est beaucoup mieux. Approche-toi ! ». Elle tendit la main vers un curieux objet en plastique d’un rose criard posé sur un guéridon à côté d’elle. « Baisse ta culotte ! ». Je me sentais toujours mal à l’aise, je ne savais pas si je devais sourire de tout ça ou obéir à la lettre. Elle semblait terriblement sérieuse et je n’arrivai pas à reprendre le contrôle de mes émotions. J’avais l’impression d’une première fois adolescente, d’être empotée, maladroite, ne sachant pas vraiment quoi faire. J’avais souvent rencontré des hommes chez eux, et j’avais l’habitude de leur regard inquisiteur la première fois mais avec Elle c’était différent, je me sentais coincée, mal dans mon corps, les pensées égarées dans des interrogations dont je devais par la suite reconnaître toute la futilité. Elle avait pris les choses en main.

Elle me tendit l’objet rose : « Je ne voudrais pas que tu te trompes sur les raisons de ta venue ici, enfile ça ! ». J’observai l’objet en question avec curiosité et Elle dut sentir mon indécision ; « C’est une cage de chasteté, pour t’éviter d’oublier ce que tu es et ce que tu me dois, dépêche-toi maintenant ! ». Maladroitement je tentais de manipuler l’objet, une pluie de petits machins s’éparpillèrent sur le sol. « Ramasse et donne ! ». Elle récupéra les différents composants de la cage puis entreprit de me la mettre : « d’abord tu commences par mettre en place l’anneau, puis tu mets en place les fixations, ensuite il ne te reste plus qu’à glisser… » Se faisant Elle manipulait mon sexe pour me mettre la cage et bien évidemment ce dernier commença à redresser la tête empêchant l’introduction de ma queue dans le tube : « Je vois …. Bien ! en ce cas finis seule ». Sous son regard, les mains tremblantes, à moitié excitée, je n’arrivais à rien. Mon sexe semblait trouver très amusante cette situation et prenait un malin plaisir à rester gonflé. L’impatience finit par la prendre, Elle se leva d’un bond : « Arrête ! Tu es d’un ridicule à essayer de forcer comme ça ! Mets-toi à quatre pattes !». Je m’exécutai et aussitôt je sentis s’abattre un coup cinglant de cravache sur mon cul :

« Compte ! ». Entre deux glapissements et bonds de côté, je parvins péniblement à 10. Elle se pencha sur moi et palpa mon sexe maintenant rabougri : « Eh bien, on dirait que ça va mieux ! » me dit-elle moqueuse. Puis, songeuse, Elle ajouta : « Pas maso non plus visiblement…. Tu vas avoir du travail… Relève-toi et enfile-moi ça rapidement si tu ne veux pas que je continue ». Quelques longues minutes après, je pus enfin me présenter devant Elle, l’engin bien en place : « Bien il semble que nous en ayons fini avec ça … pour le moment du moins. Tu devras t’en acheter une et la porter avant de venir. Tu me remettras la clef en arrivant. Quand tu te seras un peu habituée, tu la porteras en permanence et je garderai la clef, tu le comprends bien ? ». Comme je ne répondais pas, Elle me gifla violemment : « Avons-nous un accord ? ». Je hochai la tête frénétiquement, perdue, choquée par cette capacité qu’Elle avait, et que je lui donnai, à user ainsi de violence :

« Je veux te l’entendre dire !

  • –  Oui ! Nous avons un accord ! » lâchai-je paniquée. Je repris aussitôt une claque.
  • –  Oui qui ?
  • –  Oui Madame ! Nous avons un accord ! »

En souriant d’un air taquin, Elle me caressa la joue : « Tu apprends vite, c’est bien. »

Il fallut plusieurs mois par la suite, et malgré ses conseils avisés, pour trouver la cage adaptée à ma morphologie. La taille, la matière, le poids, le système de fermeture, tout semblait concourir à en faire un instrument de torture perpétuelle que je ne supportais que difficilement plus de quelques heures. Elle était patiente sur le sujet mais toujours inflexible, et mes plaintes permanentes l’amusaient, voire l’agaçaient, mais ne l’inquiétaient jamais. Vint enfin le jour où je pus lui annoncer fièrement que je la portais sans discontinuer depuis une semaine : « Bien. Donne-moi la clef ». Sic gloria transit Mundi.

Bien évidemment le concept de chasteté pour quelqu’un comme moi ne passe pas par ce genre d’objet. J’ai mis du temps à comprendre qu’Elle le savait très bien, que ce n’était qu’un symbole, parmi d’autres, de sa domination. L’un de ceux qu’elle peut à tout moment vérifier, contrôler, comme cette bague étrange, en forme de tête de taureau, qu’elle tient à ce que je porte quand je l’invite au restaurant. Un de ceux dont Elle sait qu’en permanence, il me rappelle à qui j’appartiens.

Pour le moment, Elle se repose au côté de Daniel. La tension a chuté dans la pièce, les deux reprennent leur souffle, Elle s’allume une cigarette, souffle la fumée au plafond, ne dit rien. Daniel non plus ne dit rien, j’imagine qu’il est encore tendu de la séance qu’elle vient de lui faire subir et j’admire son stoïcisme. Moi, visiblement, je ne compte pas, je reste comme une conne attachée au radiateur par ces jolis bracelets en cuir qu’elle m’a offerts en même temps qu’Elle me remettait officiellement mon collier avec son nom gravé dessus. Je la dévore des yeux, je vois son sourire satisfait, cet apaisement qui envahit ses traits quand Elle a joui, je L’aime.

En réalité, je la soupçonne de profiter pleinement de cet instant. Elle sait qu’à présent Elle nous tient, Daniel et moi, par les couilles, littéralement, lui est encore sur sa faim, moi je rêve qu’elle me détache, qu’elle me laisse la serrer dans mes bras. Mais Elle n’en a pas fini avec nous deux. Elle écrase sa cigarette, se tourne vers Daniel : « va chercher ma chienne ». Celui-ci se lève, détache mes bracelets de la chaîne accrochée au radiateur et me ramène par ma laisse au pied du lit. Elle me regarde enfin : « suce Daniel ma Belle, remets-le en forme, pour moi ». Je prends la queue de Daniel dans ma bouche et je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour qu’il se remette à bander. Je sens son sexe qui se gonfle de désir au fond de ma gorge pendant qu’Elle caresse tendrement mon visage : « C’est bien ma salope, maintenant, à genoux devant moi ». Elle se met à 4 pattes face à moi et fais signe à Daniel de la prendre en levrette. Elle me fixe avec un sourire pendant que Daniel s’introduit en Elle : « hmmm, ÇA c’est une queue… » me soupire-t-elle. Nos regards sont rivés l’un à l’autre, nos soufflent s’accordent, il la baise et je ressens chacun de ses coups de boutoir comme un coup de poignard dans le cœur. Je n’entends plus rien, sauf ses gémissements de plaisir. Je ne vois plus rien, sauf ses yeux qui me fixent, son regard qui se trouble au moment où Elle commence à jouir. A nouveau, Elle part dans un grand cri de jouissance et j’entends la plainte rauque de Daniel qui jouit en Elle. Je suis saisie de vertige.

Ils restent collés un instant l’un à l’autre puis Elle semble revenir à Elle. Me regarde. Se retourne sur le lit, écarte les cuisses et me présente sa chatte pleine du sperme de Daniel : « Lèche ma chienne ». Je m’exécute docilement, colle mes lèvres à son sexe souillé et la nettoie de la semence de son amant.

Elle est insatiable. Elle est ma sombre déesse du sexe et de l’amour. Libre, sauvage, forte et sans concession. Dans quelques minutes, grâce à mes soins attentionnés, Elle aura un troisième orgasme et rien ne me dit qu’elle voudra s’arrêter là. Parfois, je songe ceinture de chasteté qui me redonnerait le pouvoir mais ça… C’est une autre histoire.

L’amour est affaire de mensonges. Je L’aime.

Posted on Leave a comment

Head styles

For any of our models, you can choose the cage head style that suits you best. We currently offer 3 standard choices (Airy, Secured and Double floor), which means without additional cost, and two other ones with additional paying options. (Ultra secured +20€ and Foreskin stopper +30€):

Our four main cage's heads models (It is missing the "Airy" one on this pic, to complete the collection).

- Airy head

For those wanting to breathe easy and allow themselves some limited sexual pleasure within their confinement, whether they be alone or under the control of their Mistress or Master. Enough for small cages.

The airy head - standard

- Secured head:
Four bars are added, for those seeking slightly greater confinement, less access and less possibility of cheating their way to pleasure.

The secured head - standard

- Double floor head:

Developed with Prince Albert piercings in mind, this double-floor head allows the PA to attach through the first set of bars while the second set assures good protection against friction. It's quite efficient without a PA as well, particularly for our uncut patrons wanting to protect their skin from pinching or escape.

The double floor head - standard

- Ultra secured head:

This head is a little more weighty, but efficient at protecting against skin slippage, cheating attempts and friction against the trousers. The first set of four bars are narrowly spaced to prevent the skin from slipping through. In the unlikely event that this somehow happens anyway, a secondary pair of bars is in place for that extra layer of protection and security. As it requires extra time and work, this option adds 20 Euros to the standard cage price.

Ultra secured head - +20€ option

- Foreskin stopper head

This head choice is the ultimate in combining aesthetic pleasure, discretion, comfort and efficiency. The bars are spaced by only a couple of millimeters, brooking no chance of escape or friction, and preventing errant fingers from deriving any unsanctioned pleasure. This option requires the most work to produce, thus it adds 30 Euros to the standard cage price.

Foreskin stopper head - +30€ option
Posted on Leave a comment

Locking systems

RED CHILI male chastity devices can be equipped with the original "No Escape with padlock",the "No Escape with screw"and the "Combo 1 & 2" locking systems.

The "No Escape with padlock",locking system is our standard offer; easy to set up, with an attractive heart shape that is both assuring and safe. The two blocking tips on the cock ring help avoid vertical and horizontal movements between the ring and tube,
preventing any escape attempt. The padlock itself can be moved freely into a front, back or side position. The overall design allowed for the addition of a "Discipline Belt",

which hoists the cage into a horizontal position for greater posture and security.

The greatest advantage of this system is that you needn't send your device back to the workshop for refitting if you require a new base ring! All the padlock plate's holes are spaced identically and the rings adjusted in the same manner. This is not the case with the "Combo 1 & 2" locking system.

"No Escape padlock" on a "Tarentula" mini.

The The "No Escape with screw" option was first specially designed for Sissies requiring the greatest discretion beneath their panties. It's our more discrete locking system thanks to the extra flat shape lacking the more noticeable mass of a padlock.

The base ring differs somewhat to the "No Escape with padlock" one, in that it has shorter spurs, and the central head which would ordinarily serve as an anchor point for a padlock is replaced with a hole.

Once the locking screw is inserted in place here, nothing moves. Both "No Escape" (screw and padlock) locking systems allow you to keep your cage close at home if ever you should require a new base ring. Those of our customers who already have a padlock version can try the screw version without their cage needing any modification. The cage's flat locking plate remains the same as with the padlock version, with a minor change to the base ring. Just order a new base ring, specify the “No Escape with screw” version and it will adapt itself to your cage.

"No escape screw" on a "London Tower".
NoEscape with screw base ring.

The “Combo 1 & 2” locking system, allows you to add both the security screw and padlock. The blocking of any movement is stronger here than in the other systems, as the extra point of control virtually eliminates motion between the tube and base ring. On the other hand, it's not possible to add a “Disciplinary Belt” here; the “Combo” requires further accessories and adjustment to make this an option.

The greatest strength of this system is the ability to switch between the options and sensations of using the padlock or security screw. When ordering, you can specify that the extra pin for the padlock be sheared off if you've no wish for it, and simply opt for the greater discretion that shorter length offers. Please note that with this system, if you require a new base ring, you must send back your device for readjustments to be made in our workshop.

The "Combo" choice is delivered with: 1 tube, 1 cock ring, 1 padlock, 2 security screws, 2 LoveKeys, 1 storage bag.

Combo 1 is the first system we designed to combine security screw and padlock. We can build it for the screw only too, to allow even more discretion.
Combo 2 is the evolution, more discrete and esthetic, which combine screw and padlock too..

The security screw goes into a threaded hole, and blocks all the movements between the tube and the base ring. A second hole is for the padlock, which can be used or not, depending on the security level asked by the dominant.

It's better to always use the screw, because with the padlock only the tube moves too much.

When you use the screw only, the symbolic of the key is still present, because of the "Lovekey" needed to open the system. The Lovekey is a cute object to wear for your dominant, and it will not be easy to find a similar key at home.

Without using a padlock, an easy way to check the submissive is to put a control seal into the hole normally used for the padlock. It will give a proof of your faults, if your dominant find it broken.

Posted on 2 Comments

Disciplinary belt

This is an old idea imbued with new life: to adopt a belt for metal devices, using the locking system itself, without being bothered by extra locks. Having a simple and completely adjustable system. All our RED CHILI cages with the “No Escape padlock” system are equipped with two spurs, two blocking tips that help lock and fix the cage. We can easily use these to affix a stainless steel chain, permanently locking the cage to the body.

Beware: Please note, the “Discipline Belt” works only with the “No Escape with padlock” locking system!It does not work as effectively with the “No Escape with screw” system, as it may interfere with the security screw. The “Combo 1 & 2” system is also not specifically adapted to the belt, even if the chain is affixed directly to the padlock itself.

Madame Ingrid trying the belt with our first London Tower prototype in 2006.

Many advantages to this system:

- Easy, simple to set up and aesthetically pleasing:

The length and fit of the belt can be adjusted according to the Mistress or Master's whim, with a single padlock locking the whole assembly in place.

- More security, difficulty of escape:

All cages on the market that do not possess a piercing attachment are possible to violate. With the assistance of cold temperatures or soap, the penis can be slipped out of almost any cage. This assembly isn't impossible to violate, but it makes the attempt much harder and more complicated. I like to compare the attempts to those of a car thief: it may be possible to get inside, but attempts to do so are frustrated and limited by safeguards like an alarm or a steering wheel lock.

- More comfortable:

In the sense that the chain is not very annoying; I can wear it for weeks without marks on my body, and a chaste man feels safer with his sex firmly imprisoned. What's more unpleasant during showering: trying to clean yourself with soap, or seeing your cage sliding around elusively? Sometimes it may even fall off completely! In such cases it would be easy to remove and tamper with the cock, re-insert it into the device and keep the secret from your dominant. With the “Discipline Belt”, this method of cheating is resolved, along with the nagging temptation to exploit it.

- Less erections:

Most cages do not fully manage to block the sex drive. The cage itself is stuck on the front of the sex and the blood flow can become trapped to stagnate below it, forming a painful ball between the cage and body. Those who have attempted to sleep in some cages will know well the unwelcome feeling of discomfort that can strike during night-time erections. Having the cage held up in a horizontal position from the body avoids this discouraging occurrence, promoting healthier flow through the body.

All RED CHILI cages with the "No Escape Padlock" locking system, are thought and delivered with this "Discipline Belt".